Chauffage solaire : Le guide

Comprendre le chauffage solaire

Catégorie : Concevoir et réaliser

Accueil > Concevoir et réaliser > Comment dimensionner un chauffe-eau solaire individuel ?

Le tableau ci-dessous est donné à titre d’exemple. Il indique les m2 de capteurs et des volumes des ballons solaires. Il prend pour base de calcul une consommation journalière par personne de 50 à 60 litres d’eau chaude à 45 °C et une couverture des besoins par le solaire comprise entre 50 et 70 % . Il reste à adapter en fonction de la « couverture solaire » requise pour votre maison.

source Cegibat

Dans le cas d’une installation déjà existante, c’est la solution du CESI à appoint séparé qui est retenue. Le chauffe-eau solaire est raccordé en série avec le ballon d’eau chaude existant qui assure l’appoint avec sa propre énergie (gaz, fioul, gaz, bois…).

Dans le cas d’une installation neuve, le schéma à appoint intégré est recommandé avec la source d’énergie complémentaire (gaz, fioul, gaz, bois, …) qui sera calculée pour répondre à 100% des besoins.

Aides et réductions fiscales : Attention aux conditions d’octroi, au choix et à la qualité du matériel, attention également à la qualité de l’entreprise d’installation. Il faut retenir du matériel certifié CSTBat ou Solar Keymark, et s’orienter vers un installateur signataire de la charte Qualisol.
(Voir chapitre correspondant).

Le choix de votre système solaire dépend de votre installation actuelle.
Vous avez déjà un équipement thermique plus ou moins récent,
et vous voulez y inclure un chauffe-eau solaire ?
Sachez que toutes les combinaisons ne sont pas judicieuses, ni même possibles.

Ce tableau vous aidera dans votre sélection…

Nombre d’occupants
1 ou 2
3 ou 4
5 ou 6
7 ou 8
Volume du ballon solaire¹ (en litre)
100
à
150
100
à
250
250
à
350
350
à
500
Volume total du ballon² (en litre)
100
à
250
250
à
400
400
à
550
550
à
650
Zones climatiques
Surfaces des capteurs (en m2)
Zone 1
2 à 3
3 à 5,5
4 à 7
5 à 7
Zone 2
2 à 3
2,5 à 4,5
3,5 à 6,5
4,5 à 7
Zone 3
2 à 2,5
2 à 4
4 à 5,5
3,5 à 7
Zone 4
2 à 2,5
2 à 3,5
2,5 à 4
3,5 à 6

1 : pour un chauffe-eau solaire à appoint intégré
2 : pour un chauffe-eau solaire à appoint séparé

Système de chauffage existant

Chaudière gaz Chaudière fioul ou bois Chauffage électrique Autres chauffages
Eau chaude sanitaire Ballon électrique < 10 ans CESI sans appoint
> 10 ans CESI avec appoint électrique
(et suppression du ballon ancien)
Ballon de la chaudière < 10 ans CESI sans appoint
> 10 ans CESI avec appoint hydraulique ou mixte
Production gaz instantanée CESI sans appoint
Pas de ballon CESI avec appoint hydraulique ou mixte CESI avec appoint électrique

Source ADEME

Légende :

CESI : chauffe-eau solaire individuel.
Sans appoint : le ballon existant sert d’appoint.
Appoint électrique : il est assuré par une résistance électrique intégrée au ballon solaire.
Appoint hydraulique : il est assuré par un échangeur intégré au ballon solaire et raccordé à la chaudière.
Appoint mixte : double système d’appoint eau chaude et électrique)

Le solaire pour l’eau chaude sanitaire

Posté par admin on avr-18-2008
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Cet opération est la plus simple. Il se compose de capteurs solaires thermiques posés en toiture, d’un système de circulation et de régulation et d’un ballon de stockage d’eau chaude. Ce système peut-être utilisé indépendamment du système de chauffage avec par exemple une résistance électrique qui sert d’appoint ou avec celui-ci et dans ce cas c’est la chaudière qui sert d’appoint.


source ademe

Economisez jusqu’à 70% pour les besoins d’energie pour la production d’eau chaude.

Cette installation comprend :

  • Un capteur solaire (1) : une plaque et des tubes métalliques noirs. Ils constituent l’absorbeur. C’est le cÅ“ur du “système solaire“, qui reçoit le rayonnement solaire et s’échauffe ; un coffre rigide et thermiquement isolé entourant l’absorbeur. Sa partie supérieure, vitrée, laisse pénétrer le soleil et retient la chaleur comme une petite serre. L’ensemble est en général placé sur un toit.
  • Transporter la chaleur : C’est le rôle du circuit primaire (2). Étanche et calorifugé, il contient de l’eau additionnée d’antigel. Ce liquide s’échauffe en passant dans les tubes du capteur, et se dirige vers un ballon de stockage.
  • Restituer la chaleur : Là, grâce à un échangeur thermique (serpentin), il cède ses calories solaires à l’eau sanitaire (3). Le liquide primaire, refroidi, repart vers le capteur (4), où il est chauffé à nouveau tant que l’ensoleillement reste efficace.
  • Stocker l’eau chaude : Le ballon solaire (5) est une cuve métallique bien isolée. Il constitue la réserve d’eau sanitaire. L’eau chaude soutirée est remplacée immédiatement par la même quantité d’eau froide du réseau (6), réchauffée à son tour par le liquide du circuit primaire.
  • Faire circuler le liquide primaire : La circulation du liquide peut être naturelle ou forcée :
    • dans le premier cas, le liquide caloporteur circule grâce à sa différence de densité avec l’eau du ballon. Tant qu’il est plus chaud, donc moins dense qu’elle, il s’élève naturellement par thermorégulatrice. Le ballon doit être placé plus haut que les capteurs. Sur ce principe sont conçus les chauffe-eau solaires “en thermosiphon“ ;
    • dans le second cas, une petite pompe électrique, le circulateur (7), met en mouvement le liquide caloporteur quand il est plus chaud que l’eau sanitaire du ballon. Son fonctionnement est commandé par un dispositif de régulation (8) jouant sur les différences de températures : si la sonde du ballon (10) est plus chaude que celle du capteur (9), la régulation coupe le circulateur. Sinon, le circulateur est remis en route et le liquide primaire réchauffe l’eau sanitaire du ballon.
  • Pallier l’insuffisance d’ensoleillement Partout en métropole, on doit faire face à des périodes défavorables (hiver, demi-saison, longue période de mauvais temps). L’énergie solaire ne peut alors assurer la totalité de la production d’eau chaude. Aussi, le ballon est équipé d’un dispositif d’appoint qui prend le relais en cas de besoin, et reconstitue le stock d’eau chaude. Il peut s’agir :
    • d’une résistance (appoint électrique), souvent placée à mi-hauteur du ballon solaire ;
    • d’un serpentin (11) (appoint hydraulique) raccordé à une chaudière (12) (gaz, fioul, bois) située en aval du ballon. Un second ballon pourvu d’un réchauffeur électrique peut également servir d’appoint.

Combien ça coûte ?

L’installation tout compris d’un CESI équipé de 4 m2 de capteurs et d’un ballon de 300 litres (famille de 4 personnes), coûte environ 5 000 € TTC.

A cela, il faut déduire des aides de l’état et des collectivités (Crédit d’impôt, TVA 5,5%, aides de l’ANAH, des Conseils Généraux et/ou Départementaux, …)

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