Chauffage solaire : Le guide

Comprendre le chauffage solaire

Le solaire pour l’eau chaude sanitaire

Posté par admin le avr-18-2008
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Cet opération est la plus simple. Il se compose de capteurs solaires thermiques posés en toiture, d’un système de circulation et de régulation et d’un ballon de stockage d’eau chaude. Ce système peut-être utilisé indépendamment du système de chauffage avec par exemple une résistance électrique qui sert d’appoint ou avec celui-ci et dans ce cas c’est la chaudière qui sert d’appoint.


source ademe

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Cette installation comprend :

  • Un capteur solaire (1) : une plaque et des tubes métalliques noirs. Ils constituent l’absorbeur. C’est le cÅ“ur du “système solaire“, qui reçoit le rayonnement solaire et s’échauffe ; un coffre rigide et thermiquement isolé entourant l’absorbeur. Sa partie supérieure, vitrée, laisse pénétrer le soleil et retient la chaleur comme une petite serre. L’ensemble est en général placé sur un toit.
  • Transporter la chaleur : C’est le rôle du circuit primaire (2). Étanche et calorifugé, il contient de l’eau additionnée d’antigel. Ce liquide s’échauffe en passant dans les tubes du capteur, et se dirige vers un ballon de stockage.
  • Restituer la chaleur : Là, grâce à un échangeur thermique (serpentin), il cède ses calories solaires à l’eau sanitaire (3). Le liquide primaire, refroidi, repart vers le capteur (4), où il est chauffé à nouveau tant que l’ensoleillement reste efficace.
  • Stocker l’eau chaude : Le ballon solaire (5) est une cuve métallique bien isolée. Il constitue la réserve d’eau sanitaire. L’eau chaude soutirée est remplacée immédiatement par la même quantité d’eau froide du réseau (6), réchauffée à son tour par le liquide du circuit primaire.
  • Faire circuler le liquide primaire : La circulation du liquide peut être naturelle ou forcée :
    • dans le premier cas, le liquide caloporteur circule grâce à sa différence de densité avec l’eau du ballon. Tant qu’il est plus chaud, donc moins dense qu’elle, il s’élève naturellement par thermorégulatrice. Le ballon doit être placé plus haut que les capteurs. Sur ce principe sont conçus les chauffe-eau solaires “en thermosiphon“ ;
    • dans le second cas, une petite pompe électrique, le circulateur (7), met en mouvement le liquide caloporteur quand il est plus chaud que l’eau sanitaire du ballon. Son fonctionnement est commandé par un dispositif de régulation (8) jouant sur les différences de températures : si la sonde du ballon (10) est plus chaude que celle du capteur (9), la régulation coupe le circulateur. Sinon, le circulateur est remis en route et le liquide primaire réchauffe l’eau sanitaire du ballon.
  • Pallier l’insuffisance d’ensoleillement Partout en métropole, on doit faire face à des périodes défavorables (hiver, demi-saison, longue période de mauvais temps). L’énergie solaire ne peut alors assurer la totalité de la production d’eau chaude. Aussi, le ballon est équipé d’un dispositif d’appoint qui prend le relais en cas de besoin, et reconstitue le stock d’eau chaude. Il peut s’agir :
    • d’une résistance (appoint électrique), souvent placée à mi-hauteur du ballon solaire ;
    • d’un serpentin (11) (appoint hydraulique) raccordé à une chaudière (12) (gaz, fioul, bois) située en aval du ballon. Un second ballon pourvu d’un réchauffeur électrique peut également servir d’appoint.

Combien ça coûte ?

L’installation tout compris d’un CESI équipé de 4 m2 de capteurs et d’un ballon de 300 litres (famille de 4 personnes), coûte environ 5 000 € TTC.

A cela, il faut déduire des aides de l’état et des collectivités (Crédit d’impôt, TVA 5,5%, aides de l’ANAH, des Conseils Généraux et/ou Départementaux, …)

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